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Trois garanties différentes se posent à la plupart des indépendants, rarement couvertes par un seul et même contrat : les dommages que vous pourriez causer à un client (RC Pro), les dommages au local lui-même si vous exercez dans un lieu physique, et l'usage d'un véhicule si vous vous déplacez. Cette page couvre le mécanisme général de chacune, valable pour n'importe quel métier : le risque concret et la fourchette de prix propres à votre activité sont détaillés dans le guide dédié à votre métier, qui renvoie ici pour la partie commune.
Pour la grande majorité des activités de service, l'assurance responsabilité civile professionnelle n'est pas obligatoire. Certaines professions réglementées font exception (professions juridiques et médicales, bâtiment sous garantie décennale, entre autres) et doivent vérifier leur obligation spécifique. Pour les autres, Auxeli la recommande fortement : au premier incident avec un client ou une cliente, les frais de défense et d'indemnisation restent entièrement à la charge du professionnel non assuré.
Si vous exercez dans un local (salon, institut, boutique...) et que vous en êtes locataire, le bail commercial impose presque toujours une clause d'assurance « risques locatifs » (dommages causés au local loué par incendie, explosion ou dégât des eaux) — ce n'est pas une obligation légale directe comme pour un logement, mais le Code civil présume le locataire responsable en cas d'incendie, sauf à prouver un cas fortuit ou un vice de construction. Si vous êtes propriétaire de vos murs, la couverture doit être plus large : le bâtiment lui-même, pas seulement votre responsabilité envers un bailleur. Cette assurance (souvent vendue sous forme de multirisque professionnelle, MRP) ne remplace pas la RC Pro ci-dessus : l'une couvre vos client·es, l'autre couvre le local et son contenu. Ce sujet ne concerne que les métiers exercés dans un local physique — pas une activité purement à domicile.
Dès que vous utilisez un véhicule personnel pour votre activité (déplacement chez un client, achat de fournitures...), vous devez déclarer cet usage professionnel à votre assureur auto — rouler en usage pro non déclaré peut faire perdre la couverture en cas d'accident. Un véhicule dédié à l'activité suit des règles différentes selon qu'il est détenu en nom propre ou par une société : TVA généralement non récupérable sur un véhicule de tourisme, avantage en nature à déclarer en cas d'usage personnel. Côté fiscal, en micro-entreprise, l'assurance auto, le carburant et l'entretien ne sont pas déductibles — l'abattement forfaitaire est censé les couvrir ; si vos frais réels dépassent cet abattement, comparez chaque année avec le régime réel.
Le régime des risques locatifs et la présomption de responsabilité en cas d'incendie sont vérifiés auprès de sources juridiques spécialisées sur le bail commercial. Les fourchettes de coût (RC Pro, multirisque professionnelle, extension auto usage pro) sont observées sur plusieurs assureurs et comparateurs : elles restent indicatives et à confirmer au cas par cas selon votre positionnement et votre localisation.
Dernière vérification de cette page : 18 septembre 2026.