S'établir
Comprendre le métier, vérifier ce que vous pouvez faire, chiffrer, puis statut, obligations et démarches
Comprendre le métier de prothésiste ongulaire
La prothésiste ongulaire rallonge et embellit les ongles. On parle aussi de pose d'ongles, de stylisme ongulaire ou d'onglerie. Pour l'administration, le métier comprend :
- la pose de faux ongles en gel ou en capsules (capsules avec ou sans gel, gel sur chablon, un gabarit glissé sous l'ongle pour le rallonger), et le façonnage en résine (pose en résine) ;
- les remplissages (l'administration dit « comblages ») et les déposes ;
- les décorations d'ongles et la pose de vernis, classique ou semi-permanent (ou semi).
Vos clientes, elles, parlent de faux ongles, de French, de babyboomer, de remplissage ou de dépose. La manucure est à part : c'est un soin esthétique (voir B. Avant tout). (Réponses ministérielles publiées au JO Sénat le 14 avril 2016 et le 11 mai 2017.)

Comment le métier est organisé
Aucune statistique officielle ne compte les prothésistes. L'Urssaf suit un secteur plus large, « coiffure et soins du corps » : 136 725 auto-entrepreneurs et 55 807 autres indépendants administrativement actifs en 2025. C'est la beauté en général, pas les seules prothésistes (données ouvertes de l'Urssaf, mise à jour du 25 septembre 2026).
Les principales façons d'exercer :
- Chez vous, dans une pièce dédiée : peu de frais pour démarrer (voir recevoir chez vous).
- Chez les clientes : pas de local à payer, mais du matériel à transporter et des trajets.
- En studio ou en boutique : un local qui reçoit du public, un bail, des travaux, et la possibilité d'embaucher.
- En table ou cabine louée (location de poste) dans un institut ou un salon. Faites écrire qui encaisse, fixe les prix et prend les rendez-vous, à qui sont les clientes, et si la redevance est fixe ou au pourcentage. Vous restez une entreprise, à votre nom. Si l'institut vous impose vos horaires, vos prix et ses clientes, vous risquez de ne plus être vraiment indépendante, et le contrat peut être requalifié en contrat de travail : faites-le relire par votre chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) ou un juriste. Aucune règle propre n'encadre ce montage.
Le métier au quotidien
Des conseils issus de l'expérience de professionnels, pas des règles officielles.
- Les horaires : après le travail, à midi et le samedi. Les matinées de semaine se remplissent moins.
- Les habituées : une pose se remplit ou se dépose au bout de quelques semaines. Ces retours font votre agenda.
- La saison : des pics avant les fêtes, au printemps, avant l'été et pour les mariages ; un creux en janvier.
- Votre confort : vous travaillez assise et penchée. Un bon siège, une table aspirante et des pauses vous permettent de tenir des années (voir aussi S'assurer).
- Les vacances : vous les choisissez, mais personne ne les paie. Mettez de côté pour elles.
- Les imprévus (retard, ongle cassé, pose faite ailleurs, panne de lampe) : ça arrive à toutes. Prévoyez une marge dans l'agenda et du matériel de secours.
Le parcours suivi par ce guide
Le guide suit la micro-entreprise (dite « auto-entrepreneur »), qui convient chez vous ou en déplacement. Pour un studio avec travaux ou salariées, voir E. Statut et notre guide statut indépendant.
Avant tout : pouvez-vous exercer sans diplôme ?
Pour proposer la manucure, il vous faut la qualification d'esthéticienne : diplôme, titre enregistré ou expérience reconnue par la CMA. Voir notre guide esthéticienne indépendante. Les formations à la pose d'ongles sont dans Se former.
Les gestes à faire confirmer par la CMA
Préparer l'ongle pour la pose fait partie du métier. Pour les gestes ci-dessous, un mot de la CMA vous évite les mauvaises surprises : aucun texte ne dit ce qu'est une « prestation de manucure ». Demandez son avis par écrit, geste par geste, et gardez sa réponse.
- repousser ou couper les cuticules (les petites peaux autour de l'ongle), même à la ponceuse, ce que les clientes appellent souvent « manucure russe » ;
- limer ou poncer l'ongle naturel au-delà de la préparation de la pose, par exemple pour le mettre en forme ;
- couper ou raccourcir l'ongle naturel ;
- mettre huile ou crème en fin de prestation, proposer un bain de mains, un gommage, de la paraffine, un massage des mains ;
- travailler sur les pieds au-delà du vernis, y compris poser du gel ou des capsules sur les ongles des pieds.
Ce que dit la loi
La loi réserve les soins esthétiques, et les « modelages esthétiques de confort » comme le massage, à une personne qualifiée ou à quelqu'un qui travaille sous son contrôle réel et permanent. La pose d'ongles n'y est pas citée (code de l'artisanat, art. L. 121-1, 5°, en vigueur depuis le 1er juillet 2023).
Les réponses du ministre sont des positions de l'administration, pas des lois : un juge peut décider autrement. Elles portent sur la loi du 5 juillet 1996 (art. 16), reprise dans le code de l'artisanat.
Si vous faisiez de la manucure sans qualification, vous risqueriez une amende de 7 500 €. Elle ne s'applique pas si vous prouvez que vous remplissez les conditions dans les 4 mois suivant la demande ou le contrôle (code de l'artisanat, art. L. 151-2).
En studio, le bail doit autoriser l'activité. Avant de signer, demandez à la mairie quelles règles de travaux et de sécurité s'appliquent (voir H). Les sources officielles citées ici ne prévoient pas d'autorisation propre au métier.
Prothésiste ongulaire chez soi : recevoir vos clientes dans votre logement
C'est possible dans votre résidence principale, si le bail ou le règlement de copropriété l'autorisent (service-public, fiche F39670). Dans certaines villes, recevoir des clientes chez soi demande aussi l'accord de la mairie : appelez-la pour savoir si c'est votre cas. Vérifiez dans cet ordre :
- 1. Le bail, si vous êtes locataire. S'il n'autorise pas une activité professionnelle, demandez par écrit l'accord du bailleur. Il le faut aussi pour des travaux. Sans cet accord, le bailleur peut résilier le bail (F39670).
- 2. Le règlement de copropriété. Une clause d'« habitation exclusivement bourgeoise » interdit l'activité. Seul un vote de tous les copropriétaires peut la changer. Si le règlement ne dit rien, demandez l'accord écrit de l'assemblée des copropriétaires. Locataire : demandez au bailleur l'extrait du règlement sur l'usage des locaux (F39670).
- 3. La mairie. Demandez-lui si votre commune contrôle le « changement d'usage » des logements, c'est-à-dire le fait de les utiliser pour autre chose que pour y habiter. Demandez aussi si la pièce où vous recevez suit les règles des locaux recevant du public (voir H).
Si votre commune est concernée :
| Votre situation | Ce qu'il faut |
|---|---|
| Sans clientes chez vous | Rien à demander. |
| Clientes au rez-de-chaussée | Autorisé, sans gêne ni danger pour le voisinage. |
| Clientes en étage | Accord du maire. |
Ces règles valent dans les communes listées par décret, sur décision du conseil municipal ; les fiches F39670 et F2160 décrivent ces communes chacune à sa façon. Sans clientes, l'activité doit être exercée par les occupants, dans leur résidence principale. Au rez-de-chaussée, elle ne doit pas non plus abîmer l'immeuble. Dans tous les cas, le bail ou le règlement de copropriété peuvent s'y opposer (code de la construction et de l'habitation, art. L. 631-7, L. 631-7-3, L. 631-7-4 et L. 631-7-2 ; fiche F39670).
- 4. Les impôts. Si vous êtes propriétaire, prévenez les impôts dans les 90 jours (3 mois selon service-public). Locataire : demandez aux impôts (code général des impôts, art. 1406 ; fiche F2160).
- 5. L'assurance. Revoyez votre contrat d'habitation et ajoutez une assurance professionnelle, comme le conseille service-public (F2160) : voir le local et la RC Pro.
- 6. L'adresse de l'entreprise. Mettre le siège chez vous (« domicilier »), ce n'est pas y recevoir des clientes (F39670). C'est possible sans limite de durée dans votre résidence principale, si le bail, la copropriété et l'urbanisme ne s'y opposent pas. Prévenir le bailleur est conseillé. Vous pouvez demander que votre adresse ne soit pas diffusée publiquement (F2160). En logement social, posez aussi la question au bailleur : la fiche F39670 ne prévoit rien de particulier.
La vie réelle d'une pose chez soi. Des conseils issus de l'expérience de professionnels, pas des règles officielles :
- La pièce : réservée à l'activité, lavable, avec une poubelle fermée, loin de la vie de famille (table aspirante et aération : voir Aménager le poste).
- Les produits : fermés et rangés hors de portée des enfants et des animaux. Gels et résines peuvent donner des allergies.
- L'accès : donnez l'étage, le code et où se garer ; des toilettes sans traverser le logement.
- Votre sécurité : l'adresse exacte seulement après la réservation. Vérifiez vos cartes en ligne et votre Instagram.
- L'électricité : faites vérifier l'installation par un électricien.
- Vie pro, vie privée : horaires fixes, ligne réservée aux clientes, pièce fermée le soir.
Faire vos comptes : votre business plan
Chiffrez votre projet par écrit avant d'acheter votre matériel ou de signer pour un studio. C'est d'abord pour vous : savoir si le projet tient. Aucune source officielle ne publie de budget type pour ce métier : partez de devis.
- À acheter : lampe, ponceuse et fraises, table aspirante, éclairage, siège et repose-main, désinfection, premier stock de produits (voir S'équiper), la formation si vous la payez (voir Se former). En studio : dépôt de garantie, travaux, ventilation.
- Les recettes : comptez le temps réel de chaque pose, remplissage ou dépose. Prévoyez des premiers mois prudents.
- Les charges : les produits utilisés à chaque prestation (voir la liste), le loyer de la cabine ou vos trajets.
- La relecture : par votre CMA ou un expert-comptable (voir F). Ajoutez les aides au plan de financement.
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Pour le détail : Faire vos comptes : le business plan.
Les aides au démarrage
Trois aides peuvent entrer dans votre plan de financement. Si France Travail vous indemnise, parlez-en à votre conseiller avant de créer.
- L'Acre : elle réduit vos cotisations sociales pendant les premiers trimestres. Demandez-la à l'Urssaf dans les 60 jours après le début de l'activité (fiche F11677).
- L'ARE ou l'Arce, si France Travail vous indemnise (fiche F15252).
- Les prêts d'honneur : ils renforcent votre apport pour le matériel ou un studio, avant d'aller voir la banque (Bpifrance Création).
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Pour le détail : Les aides au démarrage.
Votre statut : structure et régimes
- Chez vous ou en déplacement : la micro-entreprise suffit le plus souvent. Peu de frais, peu de charges à déduire.
- En cabine louée : la redevance est souvent fixe. Vous la payez même les semaines creuses.
- En studio : comparez avec un expert-comptable. En micro-entreprise, vous ne déduisez pas vos vraies dépenses (loyer, travaux, salaires) : un forfait les remplace.
Artisan ou commerçant ? Artisan. Vous dépendez de la CMA (voir I. Démarches). Pour les impôts, vos revenus sont classés en « bénéfices industriels et commerciaux » (BIC) : retenez ce sigle.
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Pour le détail : Entreprise individuelle ou société.
Les règles de la micro-entreprise
Vos poses, remplissages et déposes sont des prestations de services. Votre chiffre d'affaires, c'est tout l'argent que les clientes vous ont payé, avant de retirer produits et charges.
- Plafond : 83 600 € de chiffre d'affaires par an (revenus 2026 à 2028).
- Cotisations : 21,2 % du chiffre d'affaires encaissé en 2026 (fiche F36232).
- Impôt : il ne porte que sur la moitié de ce que vous encaissez (abattement de 50 %). Autre choix, le versement libératoire : vous payez l'impôt en même temps que vos cotisations (voir Se rémunérer).
- Revente de produits : elle a ses propres seuils et taux. Déclarez-la à part (voir S'équiper).
Les seuils de la TVA
Au-delà de 37 500 € de prestations l'année précédente, ou de 41 250 € dans l'année, vous facturez la TVA, tout en restant micro-entrepreneuse. Votre caisse doit alors être conforme (voir la caisse) (code général des impôts, art. 293 B).
La CFE (cotisation foncière des entreprises) : déposez la déclaration initiale 1447-C-SD avant le 31 décembre de l'année de création. Cette année-là, la CFE n'est pas due (fiche F23547). Barème et exonérations : la CFE.
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Pour le détail : seuils, cotisations et impôt et la TVA.
Se faire accompagner
- Votre CMA : l'interlocutrice d'une artisane qui s'installe, et celle à qui poser par écrit la question de la manucure (voir B).
- Les organisations professionnelles de l'esthétique et de l'onglerie : avant d'adhérer, comparez ce qu'elles offrent (aide juridique, information, modèles de documents) et leur prix.
- Un expert-comptable : il vous aide à choisir votre statut, relit le business plan et fait la paie si vous embauchez.
Si vous embauchez
Seulement si vous avez des salariées. Avant la première embauche, faites confirmer votre convention collective (les règles communes aux salariées d'un secteur) par votre expert-comptable.
Le détail pour une première embauche
La convention collective dépend de l'activité principale de l'entreprise ; l'inspection du travail (DREETS) peut aussi la confirmer. Le CQP styliste ongulaire est rattaché à la convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel lié aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie du 24 juin 2011 (réponse ministérielle n° 24734, 2017 ; n° 3032 sur le Code du travail numérique (nouvel onglet)).
- Faites la déclaration préalable à l'embauche (DPAE) à l'Urssaf, dans les huit jours avant (Urssaf, page « DPAE », mise à jour le 15 juillet 2026).
- Informez la salariée des conventions et accords collectifs qui s'appliquent, et gardez-en un exemplaire à jour sur le lieu de travail (code du travail, art. R. 2262-1).
- Tenez le document unique d'évaluation des risques (DUERP) : voir H.
Les obligations propres au métier
Un studio est un établissement recevant du public (ERP)
Seulement si vous avez un studio. Avant de signer le bail, demandez à la mairie quelles règles s'appliquent à votre local. Chez vous ou en déplacement, demandez-lui si elles vous concernent (voir recevoir chez vous).
Les étapes pour un studio
- Avant de signer le bail : la mairie vous donne le type et la catégorie de votre local, décidés au cas par cas.
- Avant les travaux : déposez la demande d'autorisation de travaux (fiche F31687).
- Dès l'ouverture : tenez à jour le registre de sécurité (fiche F31684) et le registre public d'accessibilité (code de la construction et de l'habitation, art. R. 164-6).
- En 5e catégorie : faites vérifier les installations techniques au moins tous les trois ans (arrêté du 25 juin 1980, art. PE 4).
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Pour le détail : Local recevant du public (classement, travaux, sécurité, accessibilité).
Si vous avez des salariées
Seulement si vous avez des salariées. Écrivez l'évaluation des risques dans le document unique (DUERP) et tenez-le à jour (code du travail, art. R. 4121-1). Dans une onglerie, il parle des produits chimiques, des poussières et des postures. L'INRS propose un outil adapté au métier (inrs.fr, page « Soin et prothésie ongulaire » (nouvel onglet)).
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Pour le détail : Le document unique.
Traitées ailleurs dans le guide
La manucure : B. Avant tout. Produits, ventilation, hygiène : S'équiper. Note, prix et règles chez la cliente : S'organiser.
Les démarches, dans l'ordre
- 1. Vérifier et chiffrer : B, C, D.
- 2. Immatriculer l'entreprise sur le guichet unique, comme activité artisanale, entre un mois avant et 15 jours après le début de l'activité (fiche F36746). Vous revendez aussi des produits ? Déclarez-le dès ce moment, avec l'aide de votre CMA.
- 3. Demander l'Acre, si vous y avez droit (D).
- 4. Ouvrir un compte bancaire pour l'activité : voir notre comparatif des comptes bancaires pro.
- 5. Choisir vos options : versement libératoire avant la fin du 3e mois après la création (fiche F23267) ; déclarations chaque mois ou chaque trimestre.
- 6. Avant la première cliente : assurances, tarifs, note et papiers pour les poses chez la cliente (S'organiser).
- 7. L'année de création : déclaration de CFE avant le 31 décembre (E).
Le code APE d'une prothésiste ongulaire
L'Insee vous donne un code APE (activité principale exercée) à l'immatriculation, d'après l'activité que vous déclarez. Ce code ne dit pas si vous pouvez exercer sans diplôme : il sert aux statistiques et ne crée ni droit ni obligation (décret n° 2007-1888, cité par l'Insee).
- Aujourd'hui : la nomenclature ne cite pas la pose de faux ongles. La sous-classe 96.02B « Soins de beauté » cite la manucure et les soins esthétiques des pieds (Insee, NAF rév. 2).
- Au 1er janvier 2027 : tous les codes changent avec la NAF 2025. Sa sous-classe 96.22Y « Soins de beauté et autres activités de traitement esthétique » cite aussi la manucure et la pédicure. En 2026, le site sirene.gouv.fr affiche votre futur code et permet d'en demander la correction (Insee, page « Vers une nouvelle nomenclature : la NAF 2025 »).
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Pour le détail : Les démarches, dans l'ordre.
Checklist et échéances
Les étapes de démarrage et les échéances qui reviennent, avec la partie du guide qui les explique :
| Quoi | Quand | Où c'est expliqué |
|---|---|---|
| Lister vos prestations ; si l'une touche à la manucure (cuticules, préparation de l'ongle, soin des mains), demander l'avis écrit de la CMA | Avant de créer | Avant tout |
| Chez vous : vérifier le bail et le règlement de copropriété, demander par écrit à la mairie si une autorisation est exigée | Avant la première cliente | Recevoir chez vous |
| En studio : vérifier le bail et les autorisations avec la mairie | Avant de signer | Avant tout |
| Écrire le business plan et le plan de financement | Avant d'acheter le matériel ou de demander un prêt | Business plan |
| Indemnisée par France Travail : choisir entre l'allocation et l'Arce | Avant de créer | Aides |
| Immatriculer l'entreprise sur le guichet unique | Entre 1 mois avant et 15 jours après le début de l'activité | Démarches |
| Demander l'Acre à l'Urssaf | Dans les 60 jours après le début de l'activité | Aides |
| Choisir le versement libératoire (si vous y avez droit) | Avant la fin du 3e mois après la création | Se rémunérer |
| Prendre la RC Pro, prévenir l'assureur du logement, et l'assureur auto si vous vous déplacez | Avant la première cliente | S'assurer |
| Préparer le modèle de note, vos conditions (acompte au studio ou chez vous, retouches) et, pour les poses chez la cliente, le contrat et le formulaire de rétractation | Avant la première cliente | S'organiser |
| Chez vous : déclarer aux impôts le changement d'utilisation du logement (le propriétaire ; locataire, posez la question) | Dans les 90 jours (3 mois selon service-public) | Recevoir chez vous |
| Déclarer le chiffre d'affaires à l'Urssaf | Chaque mois ou chaque trimestre, selon votre choix | Régimes |
| Surveiller le seuil de TVA (37 500 € de prestations) | Toute l'année | Régimes |
| Déposer la déclaration initiale de CFE (1447-C-SD) | Année de création, avant le 31 décembre | Régimes |
| Payer la CFE | Dès la 2e année, chaque année au plus tard le 15 décembre | Régimes |
| Studio en 5e catégorie : faire vérifier les installations techniques | Tous les 3 ans au plus | Obligations |
| Première salariée : DPAE, information sur la convention collective, document unique (DUERP) | À la première embauche | Si vous embauchez |
Sources de cette rubrique : code de l'artisanat, art. L. 121-1 et L. 151-2 ; réponses ministérielles n° 20271 et n° 24734 ; code de la construction et de l'habitation, art. L. 631-7 à L. 631-7-4 ; code général des impôts, art. 50-0, 151-0, 293 B et 1406 ; fiches service-public citées. Liste complète et dates de lecture dans la Méthodologie.
S'assurer
Une réaction allergique chez une cliente, du matériel volé, un arrêt de travail : qui paie ?
Prévenir votre assureur
Dites à l'assureur, et faites-vous confirmer par écrit ce qui est couvert et ce qui ne l'est pas :
- où vous travaillez : chez vous, chez les clientes, en studio, en cabine louée ;
- ce que vous faites vraiment : gel, résine, capsules, semi-permanent, dépose à la ponceuse, décoration ;
- ce qui change ensuite : une nouvelle technique, un nouveau lieu, une embauche.
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Pour le détail : Prévenir votre assureur.
La responsabilité civile professionnelle (RC Pro)
Prenez une RC Pro avant votre première cliente, avec une attestation. Elle paie si vous blessez une cliente ou abîmez ses affaires. Un institut ou un bailleur vous la demandera souvent.
Aucune fiche officielle ne l'impose pour ce métier : elle est obligatoire pour les activités réglementées, sans liste, et la pose d'ongles sans manucure ne demande pas de qualification (voir Avant tout ; service-public, fiche F23668).
Vérifiez que le contrat cite vos techniques et couvre les risques du métier : allergie à un produit, brûlure ou échauffement sous la lampe, blessure de l'ongle à la ponceuse, infection après une prestation, ongle abîmé à la dépose.
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Pour le détail : La responsabilité civile professionnelle.
Le local
- Chez vous : prévenez l'assureur de votre logement que vous recevez des clientes. Demandez si votre matériel est couvert : un contrat d'habitation ne le couvre pas toujours.
- En studio : assurez le local que vous louez (fiche F23668). Faites aussi couvrir son contenu (table aspirante, lampes, stock). Demandez aussi la « perte d'exploitation » : l'assurance qui couvre une partie de vos pertes si vous devez fermer après un dégât.
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Pour le détail : L'assurance du local professionnel.
Le véhicule
Si vous allez chez vos clientes, prévenez votre assureur auto : le véhicule doit être assuré pour cet usage professionnel. Faites-vous confirmer par écrit si le matériel laissé dans la voiture est couvert en cas de vol. Signalez aussi les trajets pour vos seuls achats (service-public, fiche F23668).
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Pour le détail : L'assurance du véhicule.
Votre propre protection
Vous êtes moins couverte qu'une salariée : une prévoyance complète la protection si vous ne pouvez plus poser. Avant de la signer, demandez comment elle traite une allergie professionnelle.
Des précautions simples, recommandées par l'INRS et l'Anses (gants, table aspirante, produits moins dangereux), limitent le risque d'allergie : voir S'équiper. Selon l'Anses, les troubles les plus fréquents du métier sont les atteintes de la peau, surtout des allergies dues aux (méth)acrylates des résines (dermatites allergiques de contact), et les atteintes respiratoires comme l'asthme. Elle cite aussi les maux de tête et les troubles musculo-squelettiques (douleurs des muscles et des articulations) (Anses, 2017 (nouvel onglet)). Une allergie déclarée peut empêcher de travailler avec ces produits.
Ce que prévoit le régime de base des indépendantes : des indemnités d'arrêt à partir du 4e jour, après 12 mois d'affiliation. Les accidents du travail ne sont pas couverts d'office, et il n'y a pas d'assurance chômage classique (ameli.fr ; service-public, fiche F23994).
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Pour le détail : Protection sociale de l'indépendant.
Se former
Diplôme ou non, le CQP styliste ongulaire, les formations utiles et leur financement par le CPF
Faut-il un diplôme ?
Non pour poser des ongles sans manucure : vous pouvez être prothésiste ongulaire sans diplôme. Oui pour la manucure, qui relève de l'esthétique. La règle et les gestes à faire confirmer par la CMA sont dans Avant tout.
Pour la manucure, le diplôme de base est le CAP Esthétique cosmétique parfumerie, de niveau 3 : il comprend les soins et le maquillage des ongles (fiche RNCP39030, active jusqu'au 31 décembre 2028). Autres diplômes et VAE (validation des acquis de l'expérience) : voir notre guide esthéticienne.
Le CQP styliste ongulaire
Le certificat de qualification professionnelle (CQP) de stylisme ongulaire est un certificat créé par les professionnels de l'esthétique. Il est reconnu officiellement, mais ce n'est pas un diplôme d'État. Il n'est pas obligatoire : une formation courte ou un perfectionnement sont aussi possibles. Son nom actuel est « Réaliser des prestations de stylisme ongulaire ».
- Sa reconnaissance : il est enregistré au répertoire spécifique (RS) de France Compétences jusqu'au 25 juin 2030. Ce n'est pas un diplôme du répertoire national (RNCP) (fiche RS7183, décision du 25 juin 2025).
- L'ancien CQP « Styliste ongulaire » n'est plus enregistré depuis le 8 février 2023 : vérifiez le numéro annoncé par une école (fiche RNCP29852).
- Ce qu'il prouve : analyse de l'ongle, construction, remplissage, dépose, décoration, hygiène, conseil et vente, gestion. Examen par jeu de rôle, mise en situation et études de cas.
- Si vous n'avez aucun diplôme d'esthétique, un module hygiène, sécurité et préparation de l'ongle s'ajoute pour valider le CQP.
- Ce qu'il n'est pas : à lui seul, une qualification pour la manucure. Interrogez votre CMA.
- Son financement : le CPF peut le financer, si l'organisme est habilité à le préparer (voir plus bas).
Des conseils issus de l'expérience de professionnels, pas des règles officielles : les clientes ne connaissent pas le CQP. Il compte surtout pour un organisme, un employeur ou un assureur, pas pour remplir l'agenda.
La liste officielle des organismes est sur la fiche France Compétences. Des écoles sont comparées dans formation prothésiste ongulaire et CPF : notre comparatif.
Sans formation : ce qui est exigé, ce qui est conseillé
Exigé : les textes officiels cités dans ce guide n'imposent aucune formation pour la pose sans manucure. En 2017, l'Anses a recommandé de rendre obligatoire une formation diplômante commune, avec un module de prévention des risques, pour toutes celles qui posent des ongles. C'est une recommandation, pas une obligation (Anses, 2017 (nouvel onglet)).
Conseillé : formez-vous quand même, pour la technique, l'hygiène et la prévention des allergies aux résines (voir S'assurer). Demandez à votre assureur RC Pro s'il exige un justificatif de formation, et à l'institut qui vous louerait une table ce qu'il attend.
Choisir un organisme
- choisissez une formation reconnue par l'État : demandez le numéro RNCP ou RS, et vérifiez sur le site de France Compétences (nouvel onglet) qu'il est actif et que l'organisme a le droit de la préparer ;
- demandez sa certification Qualiopi, la marque qualité des organismes de formation ;
- demandez les heures de pratique sur de vrais modèles, et le programme sur l'hygiène, les produits et les allergies ;
- demandez le niveau d'entrée, le nombre d'élèves par formatrice, sur place ou à distance ;
- demandez qui fournit les modèles, et si un kit est fourni ou imposé (quelle marque) ;
- demandez le suivi après la formation, et parlez à d'anciennes élèves.
Notre comparatif des formations donne, pour chaque organisme, la durée, le format et la certification trouvée, sans les prix.
Financer votre formation : CPF et autres
- Le CPF (compte personnel de formation) peut payer une formation reconnue (RNCP ou RS), mais une petite somme reste à votre charge. Regardez le montant exact sur Mon Compte Formation (nouvel onglet) avant de vous inscrire, et inscrivez-vous uniquement là.
- Une fois installée comme artisane : d'autres aides existent, comme le fonds de formation des chefs d'entreprise artisanale (FAFCEA). Ses conditions sont sur son site.
Les montants du CPF
Une indépendante reçoit 500 € par année de travail, jusqu'à 5 000 €. En 2026, 150 € restent à votre charge, sauf si un autre financeur complète (service-public, fiche F10705).
Se faire connaître
Fiche Google, Instagram, avis : comment les clientes vous trouvent et vous choisissent
Les canaux qui comptent pour une prothésiste
Votre métier est local et très visuel. La fiche Google Business Profile vous fait trouver près de chez la cliente, Instagram montre votre travail, TikTok vient en plus. Mieux vaut deux canaux bien tenus que cinq abandonnés. Voir notre guide réseaux sociaux prothésiste.
Des conseils issus de l'expérience de professionnels, pas des règles officielles :
- La fiche Google : complète (zone, horaires, prestations, photos récentes). Chez vous ou en déplacement, affichez une zone plutôt que votre adresse personnelle.
- Instagram : une photo nette de vos poses vaut mieux qu'un logo. Les clientes veulent voir le travail avant de réserver. Mettez le lien de réservation dans la bio.
- Le bouche-à-oreille : une cliente contente montre ses ongles autour d'elle. C'est souvent le premier canal au début.
- Les réponses : un message sans réponse est souvent une cliente perdue.
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Pour le détail : Les canaux qui comptent pour un métier local et la fiche Google.
Des modèles de bio à adapter
Des idées de publications
| Format | Exemple d'accroche | Ce que vous demandez |
|---|---|---|
| Vidéo courte d'une pose | « La pose complète, de la préparation à la finition » | Réserver via le lien en bio |
| Carrousel de conseils | « 3 gestes pour faire durer votre pose » | Enregistrer le post |
| Story | « Il reste deux créneaux jeudi » | Répondre par message |
Les avis clients
Demandez un avis aux clientes contentes de leur pose. Répondez à chaque avis, même négatif, avec calme. Jamais de faux avis, ni d'avis, d'abonnés ou de « likes » achetés. Voir la fiche de la DGCCRF « Avis en ligne : attention aux faux commentaires ! » (nouvel onglet).
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Pour le détail : Les avis clients.
Les photos
Montrez vos poses de près, nettes, sous une lumière naturelle ou neutre, et montrez vos tarifs. Demandez l'accord de la cliente avant de publier ses mains, surtout si on peut la reconnaître (visage, bijou, tatouage). Ne publiez que votre propre travail.
Liens sans affiliation : Auxeli ne perçoit aucune commission des services cités.
S'organiser
Rendez-vous, caisse, prix et note, organisation de la semaine
Rendez-vous et logiciels
Un lien de réservation en ligne prend les rendez-vous pendant que vous avez les mains prises. Deux familles d'outils :
- Sans annuaire : un abonnement fixe, sans commission. Il suffit si vos clientes vous trouvent déjà par Instagram ou le bouche-à-oreille.
- Avec annuaire (une « marketplace » où les clientes cherchent une professionnelle) : plus de visibilité, contre une commission sur les nouvelles clientes, un abonnement, ou les deux.
Regardez les rappels, l'acompte ou l'empreinte bancaire, la durée de chaque prestation, la fiche cliente et l'hébergement des données. Notre comparatif des logiciels de rendez-vous donne leurs prix, datés. Aucun lien affilié : Auxeli ne touche aucune commission des éditeurs cités.
Le logiciel ou système de caisse
Sans TVA à facturer (voir les règles de la micro-entreprise), vous n'êtes pas concernée. Le jour où vous facturez la TVA, si vous enregistrez les paiements dans un logiciel ou une caisse, il doit être sécurisé, avec un certificat ou une attestation de l'éditeur. Demandez ce document à l'éditeur (code général des impôts, art. 286). Les numéros d'articles changent au 1er janvier 2027.
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Pour le détail : Le logiciel ou système de caisse.
Les prix, la note et les conditions
- La note : dès 25 € TTC, remettez une note à la cliente avant qu'elle paie. En dessous, donnez-la si elle la demande. Affichez cette règle là où les clientes paient (arrêté n° 83-50/A du 3 octobre 1983).
- Les tarifs : montrez vos prix à la cliente avant la prestation, par une affiche, une étiquette ou tout autre moyen adapté (code de la consommation, art. L. 112-1).
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Pour le détail : Les prix et la note de prestation.
Une pose convenue chez la cliente
Quand vous vous mettez d'accord avec la cliente chez elle, la loi la protège comme avec un démarcheur (on parle de contrat « hors établissement ») :
- Elle a 14 jours pour changer d'avis (code de la consommation, art. L. 221-18).
- Des papiers à lui remettre : les informations sur la prestation, un exemplaire daté du contrat et le formulaire type de rétractation (art. L. 221-8 et L. 221-9).
- Le paiement vient après 7 jours : aucun paiement, même un acompte, avant 7 jours après votre accord (art. L. 221-10).
- Pour poser tout de suite, la cliente doit vous le demander par écrit, sur papier ou sur un support qu'elle peut garder, comme un e-mail. Sans cette demande, elle ne vous doit rien si elle change d'avis (art. L. 221-25). Une fois la pose entièrement faite à sa demande, elle ne peut plus se rétracter (art. L. 221-28, 1°).
Réservation à distance, affichage des prix : à qui demander
Ces règles visent l'accord pris chez la cliente. Si elle réserve et paie un acompte à distance (Instagram, SMS, plateforme), ou si elle vient chez vous, demandez par écrit à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou à la DGCCRF (la répression des fraudes) si elles s'appliquent. Demandez aussi à la DDPP comment afficher vos tarifs au studio et à domicile.
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Pour le détail : Prestation chez le client : le droit de rétractation.
Acompte et retouches : écrivez vos conditions avant le rendez-vous (acompte, délai d'annulation, retard, retouche gratuite ou non si un ongle casse) et donnez-les à la réservation. L'acompte vaut au studio ou chez vous, jamais pour une pose convenue chez la cliente.
Organiser la semaine
Des repères issus de l'expérience de professionnels, pas des règles officielles :
- Le temps réel : préparation, pose, désinfection et encaissement. Vos prix doivent payer tout ce temps (voir Se rémunérer).
- Le prochain rendez-vous : proposez-le à la fin de chaque prestation. Les remplissages remplissent l'agenda.
- En déplacement : bloquez le trajet dans l'agenda et regroupez les rendez-vous par quartier.
- La fiche cliente : notez produits et réactions. Ce sont des données de santé : suivez les règles de la CNIL.
- Un ongle qui paraît infecté (rougeur, gonflement, douleur, décollement, taches) : ne posez pas, conseillez un médecin, sans diagnostic.
- Une pose faite ailleurs : la dépose est plus longue ; comptez-la dans la durée et le prix.
- Les absences : rappel automatique, et acompte pour les poses complètes au studio ou chez vous.
- L'administratif : un créneau fixe par semaine. Les dates sont dans la checklist.
S'équiper
Aménager le poste, choisir le matériel et les produits, tenir l'hygiène
Chiffrez le budget sur devis dans votre business plan : aucune source officielle ne publie de prix de référence.
Aménager le poste de travail
L'INRS, l'organisme public de prévention des risques au travail, recommande :
- une table qui aspire les vapeurs et les poussières ;
- une ventilation mécanique, ou une aération régulière du local ;
- des plans de travail et des sièges réglables (hauteur, dossier, assise) ;
- le travail sur rendez-vous.
(INRS, dépliant ED 6507, révisé en janvier 2024.)
- Chez vous ou en studio : une pièce qui s'aère, une table aspirante, une lumière fidèle aux couleurs, un point d'eau proche.
- En déplacement : du matériel léger, une protection pour la table, une lampe d'appoint, un véhicule assuré (voir S'assurer). Demandez à aérer la pièce.

Le matériel
Séparez ce qui dure plusieurs années (l'investissement) de ce que vous rachetez sans cesse (les consommables) :
- Le poste : table aspirante, siège réglable, repose-main, éclairage, rangements.
- Les appareils : une lampe UV ou LED adaptée à vos gels (suivez la notice du fabricant pour le temps de séchage), une ponceuse et ses fraises.
- Les instruments : pinces, coupe-capsules, spatules, pinceaux. Prévoyez-en deux jeux : l'un se désinfecte pendant que vous utilisez l'autre.
Les produits
Les règles européennes sur la composition des gels, résines et vernis changent : un produit acheté il y a quelques années n'est peut-être plus autorisé. À votre niveau :
- achetez chez des fournisseurs connus, avec une étiquette en français, la liste des ingrédients et les précautions d'emploi ;
- demandez et gardez la fiche technique et la fiche de données de sécurité de chaque produit ;
- demandez par écrit au fournisseur si ses produits respectent les règles en vigueur, surtout pour un vieux stock ou un achat à l'étranger. S'il ne peut pas le garantir, n'utilisez pas le produit ;
- respectez l'étiquette, dont la mention « usage professionnel », et ne revendez pas ces produits aux clientes.
Choisissez avec vos fournisseurs les produits les moins dangereux et suivez leurs consignes, comme le recommande l'INRS (ED 6507). Si une cliente réagit après une prestation, arrêtez le produit, conseillez-lui de voir un médecin, et notez le produit et son lot.
Les consommables : la liste à tenir
| Poste | Ce qu'il comprend | Conseil |
|---|---|---|
| Produits de pose | gels, bases, top coats, résines et poudres, vernis semi-permanents, colles | fournisseur qui donne les fiches techniques ; notez ce qui convient à chaque cliente |
| Préparation et nettoyage | primer, déshydratant et dégraissant (prep, cleaner), dissolvant, cotons et lingettes qui ne peluchent pas | flacons fermés : moins de vapeurs |
| Capsules et chablons | capsules de toutes tailles, chablons, colle à capsules | toutes les tailles en stock |
| Abrasifs et fraises | limes, polissoirs, fraises de ponceuse | limes et polissoirs jetables, ou réservés à une seule cliente |
| Hygiène | gants nitrile, serviettes jetables, produits pour désinfecter les surfaces et les instruments | un stock minimum pour ne jamais manquer |
Revendre des produits aux clientes (huiles, soins à emporter) est une activité de vente, avec ses propres seuils et taux (voir les règles de la micro-entreprise). Ne revendez que des produits faits pour la vente au public. Déclarez-les à part de vos prestations, et rangez ce stock à part des produits de pose.
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Pour le détail : Vous vendez aussi des produits.
Hygiène et protection
L'INRS recommande :
- de ne travailler que sur des ongles sains (sans mycose ni infection) ;
- d'utiliser le plus possible du matériel jetable, et de porter des gants jetables en nitrile, un masque et des lunettes ;
- après chaque cliente, de se laver les mains au savon doux, de désinfecter ou stériliser les instruments et de nettoyer la table.
(INRS, fiche ED 6359, septembre 2019, et dépliant ED 6507.) L'Anses recommande aussi de chercher des produits moins dangereux, et d'utiliser des tables aspirantes et des protections adaptées (Anses, 2017 (nouvel onglet)).
Si vous travaillez seule, ces recommandations ne sont pas des obligations. Elles protègent votre santé, donc votre activité (voir Votre protection). Avec des salariées, l'évaluation des risques est obligatoire (voir Obligations). Les documents de l'INRS sont sur sa page « Soin et prothésie ongulaire » (nouvel onglet).
Se rémunérer
Combien gagne une prothésiste ongulaire à son compte : le calcul, ligne par ligne
Combien gagne une prothésiste ongulaire à son compte ? Faites le calcul
Faites votre propre calcul : aucune source officielle ne publie le revenu des prothésistes à leur compte. Les montants qui circulent ne sont pas officiels. Partez de votre business plan, en quatre étapes :
2. Moins les produits et les charges : les consommables, puis matériel, assurance, logiciel, trajets ou loyer de cabine.
3. Moins les cotisations sociales : un pourcentage du chiffre d'affaires (voir ci-dessous).
4. Égale ce qui vous reste, avant l'impôt sur le revenu.
Le calcul à l'heure : divisez chaque tarif par la durée réelle du créneau, désinfection et rangement compris. Vous obtenez ce que rapporte une heure. Multipliez-le par les heures que vous pouvez facturer dans la semaine, pas par vos heures de présence.
Des conseils issus de l'expérience de professionnels, pas des règles officielles :
- Les habituées font le chiffre, mais il faut du temps pour les trouver : la première année, comptez moins de clientes.
- Votre corps fixe la limite : dos, nuque et poignets limitent les heures de pose tenables (voir le métier au quotidien).
- Les charges qu'on oublie : retouches offertes, annulations, frais de réservation et de paiement, publicité, matériel à renouveler, produits périmés, formation. Chez vous : eau, électricité, ménage. En déplacement : le trajet.
- Vos tarifs : regardez ceux des prothésistes de votre zone qui ont un agenda plein, pas ceux des débutantes. Un tarif trop bas se remonte mal.
Ce qui est prélevé (micro-entreprise, 2026)
- Les cotisations sociales : un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, dû même si vos charges sont lourdes. En 2026 : 21,2 % pour les prestations, 12,3 % pour la revente de produits (code de la sécurité sociale, art. D. 613-4 ; fiche F36232).
- L'impôt sur le revenu, sans option : il ne porte que sur la moitié de vos recettes de prestations (abattement de 50 %), au barème (code général des impôts, art. 50-0 ; fiche F23267).
- Avec le versement libératoire, si votre revenu fiscal de référence le permet : vous payez l'impôt en même temps que vos cotisations, soit 1,7 % du chiffre d'affaires de prestations (art. 151-0).
- La CFE, à partir de la deuxième année (voir les règles de la micro-entreprise).
Ces taux peuvent changer chaque 1er janvier.
Comment vous vous payez
En micro-entreprise, comme en entreprise individuelle, il n'y a pas de salaire. Ce qui vous reste (étape 4) est votre revenu : vous retirez du compte pro ce dont vous avez besoin. Ce n'est pas un salaire net : mutuelle, prévoyance et, si vous le voulez, épargne pour la retraite se paient aussi dessus (voir Votre propre protection). En société, voyez votre rémunération avec un expert-comptable (voir Votre statut).
Trésorerie
- dès que vous encaissez, mettez de côté la part des cotisations et de l'impôt ;
- gardez de quoi tenir plusieurs semaines sans recettes, surtout la première année ;
- prévoyez la CFE dès la deuxième année, le remplacement de la lampe, de la ponceuse et des fraises, et la formation.
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Pour le détail : Se rémunérer : calcul, prélèvements, trésorerie.
Se projeter
S'agrandir, revendre ou arrêter
S'agrandir
- Passer de chez vous à un studio : un nouveau business plan, un bail, des travaux et les règles des locaux recevant du public (voir Obligations).
- Ajouter la manucure : il faut alors la qualification d'esthéticienne (voir Avant tout).
- Quitter la micro-entreprise ou passer en société : voyez-le avec un expert-comptable quand vous approchez des plafonds ou que les charges pèsent. Dépasser le plafond n'oblige pas à créer une société : l'entreprise individuelle passe au « régime réel » : vous déduisez vos vraies dépenses au lieu d'un forfait (fiche F36232 ; voir Votre statut).
- Embaucher : convention collective, déclaration préalable et document unique s'appliquent dès la première salariée (voir Si vous embauchez). En micro-entreprise, salaires et charges ne réduisent pas vos cotisations, calculées sur le chiffre d'affaires : faites le calcul avec un expert-comptable (fiche F36232).
- Rejoindre une enseigne ou une franchise : avant de signer ou de payer, exigez le document d'information précontractuel, à remettre au moins 20 jours avant. Faites-le relire par un juriste (code de commerce, art. L. 330-3).
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Pour le détail : Rejoindre une enseigne ou une franchise.
Revendre ou transmettre
Chez vous ou en déplacement, il y a peu à vendre en dehors du matériel : les clientes restent attachées à vous. Avec un studio, vous pouvez vendre le fonds (clientèle, enseigne, droit au bail, matériel), par un acte publié puis déclaré au guichet unique (service-public, fiche F37197). Faites vérifier le montage, le prix et les impôts par un notaire, un avocat ou un expert-comptable : un fonds d'onglerie (le commerce, avec sa clientèle) est un fonds artisanal. Demandez-leur aussi comment transmettre le fichier clientes, qui contient des données personnelles.
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Pour le détail : Revendre ou reprendre un fonds.
Arrêter
Déclarez l'arrêt sur le guichet unique dans les 30 jours qui suivent. La CFE de l'année reste due (service-public, fiche F20678). Pensez au préavis du bail du studio ou de la cabine, au stock de produits, à vos abonnements, et prévenez vos habituées.
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Pour le détail : Arrêter son activité.
FAQ
Questions fréquentes
Peut-on être prothésiste ongulaire sans diplôme ?+−
Oui : seule la manucure demande une qualification. Selon l'administration, poser, remplir, décorer et déposer des ongles n'est pas un soin esthétique. Cela vaut pour le gel, la résine, les capsules et le vernis. Pour les gestes proches de la manucure, comme les cuticules, demandez l'avis écrit de votre CMA : il vous protège (réponses ministérielles de 2016 et 2017 ; code de l'artisanat).
Peut-on devenir prothésiste ongulaire sans formation ?+−
Oui. Une formation vous fait gagner du temps et vous apprend à vous protéger des allergies aux résines. Les textes officiels cités dans ce guide n'imposent pas de formation pour la pose sans manucure, mais l'Anses en recommande une depuis 2017, avec prévention des risques. Demandez aussi à votre assureur RC Pro s'il exige un justificatif de formation.
Le vernis semi-permanent demande-t-il un CAP esthétique ?+−
Non, si la pose du semi n'est pas accompagnée d'une manucure. L'administration range la pose de vernis classique ou semi-permanent dans la prothésie ongulaire, qui ne demande pas de diplôme d'esthétique. C'est sa position, pas une loi. Si vous repoussez les cuticules ou préparez l'ongle naturel, demandez par écrit à votre CMA si ce geste est de la manucure (réponses ministérielles de 2016 et 2017).
Qu'est-ce que le CQP styliste ongulaire ?+−
C'est une certification de la branche de l'esthétique pour la pose d'ongles. Elle n'est pas obligatoire, et le CPF peut la financer. Son nom actuel est « Réaliser des prestations de stylisme ongulaire », enregistré jusqu'au 25 juin 2030. L'ancien CQP « Styliste ongulaire » n'est plus enregistré depuis février 2023 : vérifiez le numéro annoncé par l'école (France Compétences, fiche RS7183).
Quelle différence entre prothésiste ongulaire et esthéticienne ?+−
La prothésiste pose des ongles ; l'esthéticienne fait des soins, dont la manucure. Selon l'administration, poser, remplir, décorer et déposer des ongles n'est pas un soin esthétique s'il n'y a pas de manucure. Les soins esthétiques sont réservés à une personne qualifiée. Une esthéticienne qualifiée peut donc poser des ongles, mais une prothésiste sans qualification ne peut pas faire de manucure (code de l'artisanat, art. L. 121-1).
Peut-on être prothésiste ongulaire auto-entrepreneur ?+−
Oui, la micro-entreprise convient bien chez soi ou en déplacement. Vous pouvez faire jusqu'à 83 600 € de prestations par an. En 2026, vous cotisez 21,2 % du chiffre d'affaires encaissé. Si votre activité grandit, vous facturerez la TVA, dès 37 500 € de prestations, même en micro-entreprise. Vous êtes artisan (code général des impôts, art. 50-0 et 293 B ; fiche F36232).
Prothésiste ongulaire : artisan ou commerçant, et quel code APE ?+−
Artisan. Vous dépendez de la chambre de métiers et de l'artisanat, et vos bénéfices sont des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). L'Insee vous donne un code APE d'après l'activité que vous déclarez. Ce code sert aux statistiques et ne crée ni droit ni obligation. La nomenclature ne cite pas la pose de faux ongles ; sa sous-classe 96.02B « Soins de beauté » cite la manucure.
Quelles aides pour devenir prothésiste ongulaire à son compte ?+−
Trois aides surtout : l'Acre, l'ARE ou l'Arce, et les prêts d'honneur. L'Acre réduit vos cotisations sociales les premiers trimestres : demandez-la à l'Urssaf dans les 60 jours après le début de l'activité. L'ARE ou l'Arce vous concernent si France Travail vous indemnise : parlez-en à votre conseiller avant de créer. Les prêts d'honneur renforcent votre apport (fiches F11677 et F15252).
La RC Pro est-elle obligatoire pour une prothésiste ongulaire ?+−
Non, aucune fiche officielle ne l'impose pour ce métier, mais prenez-la quand même avant votre première cliente. La fiche sur l'assurance du micro-entrepreneur la réserve aux activités réglementées, sans les lister. Déclarez vos techniques (gel, résine, dépose à la ponceuse) et demandez une attestation. Un institut qui vous loue une table, ou un bailleur, vous la demandera souvent (fiche F23668).
Peut-on être prothésiste ongulaire chez soi ?+−
Oui, si le bail et le règlement de copropriété ne s'y opposent pas. Demandez aussi à la mairie si votre commune contrôle l'usage des logements. Si oui, recevoir des clientes en étage demande l'autorisation du maire ; au rez-de-chaussée, c'est permis sans gêne ni danger pour le voisinage. Chez la cliente, ne prenez aucun paiement, même un acompte, avant 7 jours (code de la construction et de l'habitation, art. L. 631-7-2 et L. 631-7-4 ; code de la consommation, art. L. 221-10).
Combien gagne une prothésiste ongulaire à son compte ?+−
Cela dépend de vous : aucune source officielle ne publie de revenu type. Divisez chaque tarif par la durée réelle du créneau, désinfection comprise. Multipliez par les heures que vous pouvez facturer et que votre corps tient. Retirez ensuite les produits, les charges et les cotisations : 21,2 % du chiffre d'affaires en micro-entreprise en 2026.
Quel budget pour se lancer comme prothésiste ongulaire ?+−
Cela dépend de votre lieu de travail, de votre matériel et de votre zone : aucune source officielle ne publie de fourchette. Chiffrez sur devis, dans votre business plan, la lampe, la ponceuse, la table aspirante, les produits, la formation et l'assurance. Faites relire le tout par votre chambre de métiers et de l'artisanat ou un expert-comptable.
Méthodologie
Comment Auxeli a vérifié ce guide
Les articles de loi cités ont été lus sur Légifrance quand nous l'indiquons ; les autres règles, sur les fiches officielles qui les reprennent. Les positions de l'administration (fiches service-public, réponses ministérielles) et les recommandations d'organismes publics (Anses, INRS) sont présentées comme telles. Quand deux sources officielles diffèrent, nous citons les deux. Quand aucun texte ne tranche, comme pour la frontière entre pose d'ongles et manucure, nous renvoyons vers l'organisme compétent. Une information non confirmée par une source officielle n'est pas publiée : aucun prix moyen ni revenu « type ». Les conseils pratiques viennent de l'expérience de professionnels et sont présentés comme tels. Les détails communs à plusieurs métiers, qui s'affichent avec les boutons « Afficher le détail », sont sourcés sur leur page : créer son activité, statut indépendant, assurances, caisse et note, local recevant du public, revendre ou arrêter et réseaux sociaux. Le détail de notre démarche est expliqué sur notre page méthodologie.
Sources consultées
- Légifrance, code de l'artisanat, art. L. 121-1 (version en vigueur depuis le 1er juillet 2023, lu le 4 octobre 2026) et L. 151-2 (sanction, version du 1er juillet 2023, lu le 3 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Sénat, question écrite n° 20271 de Mme Chantal Deseyne, réponse publiée au JO Sénat du 14 avril 2016, p. 1587 (lue le 4 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Sénat, question écrite n° 24734 de M. Franck Montaugé, réponse publiée au JO Sénat du 11 mai 2017 (lue le 4 octobre 2026) (nouvel onglet)
- France Compétences, fiche RS7183 « CQP Réaliser des prestations de stylisme ongulaire » (décision du 25 juin 2025, fin d'enregistrement le 25 juin 2030), consultée le 4 et le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- France Compétences, fiche RNCP29852 « CQP Styliste ongulaire » (inactive depuis le 8 février 2023), consultée le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- France Compétences, fiche RNCP39030 « CAP Esthétique cosmétique parfumerie » (active du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2028), consultée le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Insee, nomenclature d'activités française (NAF rév. 2), sous-classe 96.02B « Soins de beauté » (mise à jour du 19 décembre 2025), consultée le 4 et le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Insee, NAF 2025, sous-classe 96.22Y « Soins de beauté et autres activités de traitement esthétique » (mise à jour du 4 septembre 2026), et page « Vers une nouvelle nomenclature : la NAF 2025 », consultées le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Exercice d'une activité professionnelle à domicile » (F39670), vérifiée le 12 juin 2026, lue le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Domicilier son entreprise individuelle et son activité » (F2160), vérifiée le 2 juillet 2026, lue le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code de la construction et de l'habitation, art. L. 631-7 (version du 21 février 2026) et L. 631-7-2 à L. 631-7-4 (version du 1er janvier 2009), lus le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code général des impôts, art. 1406 (version du 1er janvier 2020), lu le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code de la sécurité sociale, art. D. 613-4 (en vigueur depuis le 1er janvier 2026, lu le 4 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Urssaf, données ouvertes, « Nombre de travailleurs indépendants, par secteur d'activité » (mise à jour du 25 septembre 2026), secteur « Coiffure et soins du corps », année 2025 (nouvel onglet)
- Anses, « Professionals working in nail care and decoration: exposure to multiple chemical substances » (expertise 2014-SA-0148, 2017), consultée le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- INRS, page « Soin et prothésie ongulaire » (mise à jour du 3 octobre 2019), consultée le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- INRS, dépliant ED 6507 « Soin et prothésie ongulaire » (1re édition 2023, révisée en janvier 2024), lu le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- INRS, fiche ED 6359 « Soin et prothésie ongulaire : 5 solutions de prévention incontournables » (septembre 2019), lue le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Code du travail numérique, convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel lié aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie du 24 juin 2011 (n° 3032), consultée le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code général des impôts, art. 50-0 (version du 1er juillet 2026), 151-0, 286 (version du 27 juin 2026) et 293 B (lus le 2 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Légifrance, code de la consommation, art. L. 221-18 (version du 1er juillet 2016) et L. 221-28 (version du 28 mai 2022), lus le 3 octobre 2026 ; L. 221-8, L. 221-9, L. 221-10 (version du 1er juillet 2016) et L. 221-25 (version du 28 mai 2022), lus le 6 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, arrêté n° 83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services, art. 1 (version du 9 septembre 2010) à 4 (lus le 3 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Légifrance, arrêté du 25 juin 1980 (règlement de sécurité des ERP), art. PE 4 (lu le 3 octobre 2026) ; code de la construction et de l'habitation, art. R. 164-6 (version du 1er juillet 2021, lu le 3 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Légifrance, code du travail, art. R. 2262-1 (version du 1er novembre 2023) et R. 4121-1 à R. 4121-4 (lus le 3 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Légifrance, code de commerce, art. L. 330-3 (version du 21 septembre 2000, lu le 3 octobre 2026) (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre) » (F11677), vérifiée le 1er juillet 2026, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Service-public.gouv.fr, « Aide à la reprise ou à la création d'entreprise (Arce) » (F15252), vérifiée le 13 août 2026, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, cotisations sociales du micro-entrepreneur (F36232), vérifiée le 1er janvier 2026, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, régime fiscal de la micro-entreprise (F23267), vérifiée le 13 mai 2026 (versement libératoire, revenu fiscal de référence) (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, immatriculation d'une micro-entreprise (F36746), consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Cotisation foncière des entreprises » (F23547), vérifiée le 2 avril 2026, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Un micro-entrepreneur doit-il être obligatoirement assuré ? » (F23668), vérifiée le 22 septembre 2023, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, assurance chômage du travailleur indépendant et allocation des travailleurs indépendants (F23994), vérifiée le 1er avril 2026, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Ameli.fr, « Arrêt maladie de l'indépendant : vos indemnités journalières » (artisans et commerçants), consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Ameli.fr, « L'assurance volontaire individuelle AT/MP pour le travailleur indépendant », consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Service-public.gouv.fr, « Compte personnel de formation (CPF) » (F10705), vérifiée le 27 juin 2026, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, autorisation de travaux d'un ERP (F31687), vérifiée le 20 septembre 2024, et « Règles de sécurité incendie d'un ERP » (F31684), vérifiée le 30 avril 2025, consultées le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Urssaf.fr, « DPAE - Réaliser la déclaration préalable à l'embauche », mise à jour le 15 juillet 2026, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, cessation d'activité du micro-entrepreneur (F20678), vérifiée le 9 décembre 2025, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Cession du fonds de commerce à un tiers » (F37197), consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Economie.gouv.fr (DGCCRF), « Avis en ligne : attention aux faux commentaires ! » (fiche citée en lien) (nouvel onglet)
- Bpifrance Création, « Prêt d'honneur », mise à jour de juillet 2025, consultée le 3 octobre 2026 (nouvel onglet)
Dernière vérification de l'ensemble du guide : 7 octobre 2026.



