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Hygiène et vente de nourriture : les règles communes
Vous servez ou vendez à manger : restaurant, café, salon de thé, crêperie, snack, pizzeria, kebab ou food truck, en salle, au comptoir, à emporter, depuis un camion ou en accompagnement d'un autre commerce. Cette page rassemble les règles communes : la formation à l'hygiène, l'organisation d'hygiène et les contrôles, la déclaration à la DDPP, les allergènes, l'origine des viandes, la mention « fait maison », les prix affichés et l'eau gratuite, la TVA, la vaisselle et les emballages, et les titres-restaurant.
Les licences pour servir de l'alcool, les autorisations d'emplacement et les risques propres à chaque cuisine sont dans le guide de votre métier.
La formation à l'hygiène alimentaire
Un établissement de restauration commerciale doit compter dans son effectif au moins une personne qui justifie d'une formation en hygiène alimentaire adaptée à son activité. Le code rural vise trois secteurs : la restauration traditionnelle, les cafétérias et autres libres-services, et la restauration de type rapide (art. D. 233-11, lu le 5 octobre 2026).
Selon le ministère de l'Agriculture (page du 16 juillet 2026), cela correspond aux codes d'activité (NAF) 56.10A, 56.10B et 56.10C, et dans la nouvelle nomenclature à 56.11G, 56.11H, 56.11J et 56.12Y (restauration mobile).
Service-public cite expressément la restauration rapide et la vente à emporter, « y compris food-truck et camionnette » ; la même fiche donne comme non concernés notamment l'hôtel qui sert seulement des petits-déjeuners, le traiteur, les métiers de bouche, le « point chaud » avec quelques mange-debout, le chef cuisinier à domicile et la table d'hôtes qui remplit toutes ses conditions (fiche F32189, vérifiée le 12 mars 2024, relue le 5 octobre 2026). Si vous servez surtout des boissons, ou des plats à titre secondaire (un coffee shop qui propose aussi des pâtisseries ou un brunch, un bar qui sert un plat du jour), demandez à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) si l'obligation vous concerne.
La formation
- Elle dure 14 heures au minimum, dont au moins 2 heures en présentiel pour chaque séquence de 7 heures (service-public, fiche F32189 ; ministère de l'Agriculture). Une seule personne formée suffit pour l'établissement.
- Depuis le 1er février 2026, seul un organisme autorisé par le préfet de région peut la dispenser ; il doit être certifié Qualiopi (la certification qualité des organismes de formation), et la liste des organismes autorisés est publiée au moins deux fois par an sur les sites des directions régionales de l'agriculture (DRAAF, ou DAAF outre-mer) (art. D. 233-12, version du 8 septembre 2025). La fiche de service-public, plus ancienne, parle encore d'organisme « agréé » : c'est le texte du code rural qui s'applique.
- L'attestation de fin de formation mentionne la date de l'autorisation de l'organisme (même article) : vérifiez cette autorisation avant de payer.
- La réglementation ne prévoit ni date limite de validité ni renouvellement obligatoire, selon le ministère et service-public. Elle ne se confond pas avec la formation aux principes HACCP (la méthode d'analyse des dangers et de maîtrise des points critiques) des personnes qui manipulent les aliments (voir plus bas).
Qui en est dispensé
Est dispensée la personne qui justifie d'au moins trois ans d'activité dans le secteur alimentaire comme gestionnaire ou exploitant (ministère de l'Agriculture ; service-public, fiche F32189).
Est aussi dispensée la personne titulaire d'un diplôme ou titre de niveau 3 ou plus, délivré depuis le 1er janvier 2006, inscrit sur la liste de l'arrêté du 18 novembre 2024 (lu le 5 octobre 2026), pris en application de l'article D. 233-13 du code rural. On y trouve par exemple le CAP cuisine, le CAP production et service en restaurations (rapide, collective, cafétéria), le CAP commercialisation et services en hôtel-café-restaurant, le bac pro cuisine, le BTS management en hôtellerie-restauration, les titres professionnels de commis de cuisine et d'employé polyvalent en restauration, ou le certificat technique des métiers crêpier. Vérifiez votre diplôme dans l'annexe de l'arrêté.
Les autres personnes qui manipulent des aliments reçoivent des instructions ou une formation en hygiène adaptées à leur poste, selon le ministère.
Votre organisation d'hygiène et les contrôles
Tout établissement qui prépare ou sert des aliments applique les règles d'hygiène européennes (règlement (CE) n° 852/2004, cité par service-public, fiche F32189 vérifiée le 12 mars 2024). Les professionnels les mettent par écrit dans ce qu'on appelle le plan de maîtrise sanitaire : qui fait quoi, quand, et comment on le prouve.
- le plan de nettoyage et de désinfection (quoi, avec quel produit, à quelle fréquence) ;
- le relevé régulier des températures des frigos, vitrines et chambres froides ;
- la traçabilité : bons de livraison, étiquettes, dates d'ouverture des produits entamés ;
- la gestion des allergènes (voir plus bas), et des instructions ou une formation aux principes HACCP (analyse des dangers et maîtrise des points critiques) pour chaque personne qui manipule les aliments.
Ce que service-public demande pour les locaux
Selon la fiche F32189 (vérifiée le 12 mars 2024, relue le 5 octobre 2026), notamment : zones sales et zones propres séparées ; sanitaires du personnel et des clients qui ne donnent pas sur la cuisine ; produits de nettoyage rangés à part ; un bac à graisse obligatoire ; pas de matériel en bois brut ; lavabos à commande non manuelle ; chambre froide équipée d'un thermomètre ; dératisation régulière ; eau potable, y compris pour la glace.
Températures, selon la même fiche : produits réfrigérés conservés entre 0 et 3 °C ; plats cuits portés rapidement à 63 °C ; refroidissement aussi rapide que possible jusqu'à 3 °C. On ne recongèle pas un produit décongelé et on ne décongèle pas à l'air libre. Ces valeurs viennent de la fiche : pour un produit particulier, vérifiez-les dans votre guide de bonnes pratiques d'hygiène ou auprès de la direction départementale de la protection des populations (DDPP).
Déchets, selon la fiche : invendus alimentaires à valoriser, biodéchets triés à la source, huiles de friture collectées par un organisme agréé.
Beaucoup de professionnels le tiennent dans un classeur rangé dans l'établissement, le camion ou la base arrière : relevés de température, étiquettes et bons de livraison des lots (viande, broche, pâtisseries achetées), dates d'ouverture des produits entamés (lait, sirops, pâte à crêpes, sauces), et suivi du changement d'huile si vous avez une friteuse. C'est ce classeur que l'on vous demande au contrôle.
Les guides de bonnes pratiques d'hygiène de la restauration aident à rédiger ces procédures ; demandez à la DDPP celui qui correspond à votre activité.
Les contrôles
Selon service-public, les services de contrôle passent sans prévenir, pendant les heures d'ouverture, et demandent les documents de nettoyage, de désinfection et de dératisation ; les suites vont de l'avertissement à la fermeture de l'établissement en cas de danger pour la santé des consommateurs.
Les résultats des contrôles sanitaires réalisés depuis le 1er mars 2017 sont publiés sur Alim'confiance, consultable par vos clients, avec quatre niveaux : « très satisfaisant », « satisfaisant », « à améliorer » et « à corriger de manière urgente » (ministère de l'Agriculture, page du 27 mars 2026).
Déclarer l'activité à la DDPP
« Une déclaration doit être effectuée pour toute activité manipulant des denrées d'origine animale destinées à des consommateurs » (service-public, fiche F32189) : lait, œufs, beurre, crème, fromage, viande, poisson. Vous déclarez l'établissement à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) avant l'ouverture, puis à chaque changement d'exploitant, d'adresse ou d'activité. La déclaration se fait en ligne ou sur papier avec le formulaire Cerfa 13984*06 ; outre-mer, auprès de la DAAF (service-public, fiche R17520 vérifiée le 13 octobre 2025).
Si vous fournissez d'autres commerces (un café, une épicerie), l'agrément sanitaire peut être exigé. L'arrêté du 8 juin 2006 (art. 12, lu le 2 octobre 2026) en dispense le commerce de détail qui fournit d'autres commerces de détail à trois conditions cumulatives : des quantités maximales fixées en annexe, au plus 30 % de la production par catégorie de produits, et une livraison dans un rayon de 80 km (200 km sur autorisation du préfet). Au-delà, interrogez la DDPP.
Les allergènes
Quatorze substances ou produits qui provoquent des allergies ou des intolérances doivent être signalés au client. La liste vient de l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011 ; service-public la reprend (fiche F32192, vérifiée le 23 octobre 2025) :
- céréales contenant du gluten ;
- crustacés ;
- œufs ;
- poissons ;
- arachides ;
- soja ;
- lait (y compris le lactose) ;
- fruits à coque ;
- céleri ;
- moutarde ;
- graines de sésame ;
- anhydride sulfureux et sulfites au-delà de 10 mg par kilo ou par litre ;
- lupin ;
- mollusques.
Tout ingrédient issu de ces substances et encore présent dans le produit fini, même sous une forme modifiée, est porté à la connaissance du client (code de la consommation, art. R. 412-12, lu le 5 octobre 2026).
Là où l'on mange sur place, l'information est donnée par écrit, de façon lisible et visible des lieux où le public est admis : soit l'information elle-même (carte, ardoise, affichage), soit l'indication de la façon dont le client peut la consulter ; il doit alors pouvoir y accéder directement et librement, sous forme écrite (art. R. 412-14). Une information seulement orale ne répond pas à cette règle.
Pour ce qui se vend sans emballage, ou emballé à la demande du client, l'information figure sur la denrée elle-même ou à proximité (art. R. 412-13).
Vos fournisseurs : chaque livraison de denrées à un établissement de restauration est accompagnée d'un document qui porte l'information sur les allergènes (art. R. 412-16). Gardez ces documents : ils servent de base à votre tableau des allergènes, à mettre à jour dès qu'une recette ou un fournisseur change.
L'origine des viandes
Vous indiquez l'origine des viandes bovines (y compris le bœuf haché), porcines, ovines et de volaille contenues dans vos plats, dans les établissements qui servent des repas sur place, et dans ceux qui servent sur place et vendent aussi à emporter ou en livraison (décret n° 2002-1465, version du 19 février 2025, lu le 5 octobre 2026). Les mentions figurent sur un affichage, la carte, le menu ou tout autre support.
| Viande | Mention |
|---|---|
| Toutes, quand l'animal est né, élevé et abattu dans le même pays | « Origine : (pays) » |
| Bœuf, dans les autres cas | « Né et élevé : (pays) et abattu : (pays) » |
| Porc, mouton, volaille, dans les autres cas | « Élevé : (pays) et abattu : (pays) » |
Mentions du décret n° 2002-1465 (version du 19 février 2025).
Sans salle : vente à emporter ou en livraison seulement
Un établissement sans salle, qui ne vend qu'à emporter ou en livraison, donne les mêmes mentions avant la commande, de façon visible et lisible, y compris quand le client commande à distance, sur votre site ou sur une plateforme de livraison (décret n° 2023-492, en vigueur depuis le 1er octobre 2023).
La viande achetée déjà préparée
Pour la viande contenue dans les préparations de viandes et produits à base de viande que vous achetez (par exemple une broche ou un steak haché déjà cuit), vous indiquez son origine quand une réglementation la porte à votre connaissance : mêmes mentions, ou « UE » ou « hors UE » quand cette réglementation le prévoit. L'information est donnée avant la commande, visible, lisible et distincte des autres mentions d'origine, y compris à distance (décret n° 2024-171, en vigueur depuis le 7 mars 2024).
Sanctions
Établissement qui sert sur place : contravention de 5e classe (décret n° 2002-1465, art. 3), soit 1 500 € au plus pour une personne physique (code pénal, art. 131-13). Établissement sans salle, et viande achetée préparée : amende administrative de 1 500 € au plus pour une personne physique et de 7 500 € pour une personne morale (décrets n° 2023-492 et n° 2024-171).
La mention « fait maison »
La mention est facultative, mais encadrée. Selon service-public (fiche F32212, vérifiée le 12 décembre 2025), un plat « fait maison » est cuisiné ou transformé par le restaurateur sur son lieu de travail, à partir de produits crus. Certains produits peuvent entrer dans la recette sans être bruts, notamment les fromages, le beurre, la crème et le lait, le pain et la farine, les pâtes et céréales, le sucre, le chocolat, le café, les épices et condiments. Un plat fait d'un seul de ces produits ne peut pas porter la mention.
Selon la même fiche, la règle vaut pour tous les types de restauration, y compris la restauration rapide et la vente à emporter ; le traiteur et le commerçant ambulant peuvent préparer ailleurs que sur le lieu de vente.
Une pâtisserie (un cookie, une tarte livrés) ou un plat acheté à un fournisseur et servi tel quel n'est donc pas fait maison. Affichage : si seuls certains plats sont faits maison, le logo ou la mention figure en face de chacun d'eux, sur la carte, en vitrine ou sur votre site. Un usage trompeur est une pratique commerciale trompeuse, punie selon la fiche de deux ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende.
Les prix affichés et l'eau gratuite
L'arrêté du 27 mars 1987 relatif à l'affichage des prix dans les établissements servant des repas, denrées ou boissons à consommer sur place (lu le 5 octobre 2026) fixe ce que vous affichez :
- des prix service compris : les prix affichés sont ceux que le client paie ; si un service est perçu, ils s'entendent « taxes et service compris », avec la mention « Prix service compris » suivie du taux entre parenthèses (art. 1) ;
- à l'extérieur et sur la terrasse, de façon visible et lisible : les prix de la tasse de café noir, du demi de bière à la pression, du flacon de bière, d'un jus de fruit, d'un soda, d'une eau minérale et d'un apéritif anisé (contenance servie), du plat du jour et du sandwich, en lettres et chiffres d'au moins 1,5 cm (art. 2) ;
- à l'intérieur : la liste des boissons et denrées proposées et leurs prix, par rubrique, à la vue du public (art. 3) ;
- si vous servez des repas : les menus ou cartes du jour et une carte d'au moins cinq vins (ou de cinq boissons, s'il n'y a pas de vin), affichés de l'extérieur pendant le service, au moins à partir de 11 h 30 pour le déjeuner et de 18 h pour le dîner, et à l'intérieur ; pour chaque menu, « boisson comprise » ou « boisson non comprise », avec la nature et la contenance de la boisson (art. 4 et 5).
L'arrêté vise les établissements où l'on consomme sur place, ce qui inclut un snack avec quelques places assises ou un salon de thé. Si vous ne vendez pas certains produits de la liste (bière, plat du jour), ou si vous vendez uniquement à emporter, au comptoir ou depuis un camion, demandez à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) comment adapter l'affichage. Dans tous les cas, une carte et des prix lisibles depuis la file d'attente évitent les litiges.
L'eau potable gratuite
« Les établissements de restauration et débits de boisson sont tenus d'indiquer de manière visible sur leur carte ou sur un espace d'affichage la possibilité pour les consommateurs de demander de l'eau potable gratuite. » Ils donnent accès à leurs clients à une eau potable fraîche ou tempérée (code de l'environnement, art. L. 541-15-10, lu le 5 octobre 2026).
La note
La note remise au client suit les règles communes aux prestations de services : voir la note de prestation.
La TVA de la restauration
Tant que vous êtes en franchise de TVA, vous ne facturez pas de TVA (voir les seuils). Ensuite, le taux dépend de ce que vous vendez et de la façon dont c'est consommé. Les taux sont fixés par le code général des impôts (CGI) ; le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP) donne la lecture de l'administration :
| Ce que vous vendez | Taux | Texte |
|---|---|---|
| Repas, plats et boissons sans alcool consommés sur place | 10 % | CGI, art. 279, m |
| Plats et boissons sans alcool à emporter ou à livrer, préparés en vue d'une consommation immédiate | 10 % | CGI, art. 279, n |
| Denrées alimentaires vendues sans consommation immédiate (pain, viennoiseries, pâtisseries sucrées ; boissons sans alcool en bouteille, canette ou brique) | 5,5 % | CGI, art. 278-0 bis ; tableau du BOFiP |
| Dans ce même cas, les exclusions du taux de 5,5 % : confiseries, la plupart des produits composés contenant du chocolat, margarines et graisses végétales, caviar | 20 % | CGI, art. 278-0 bis, a à d |
| Boissons alcooliques, sur place, à emporter ou livrées | 20 % | CGI, art. 278-0 bis, e ; art. 279, m et n |
Articles 279 (lu le 4 octobre 2026) et 278-0 bis (lu le 5 octobre 2026) du code général des impôts, dans leur version en vigueur depuis le 1er mars 2026.
Le tableau du BOFiP (BOI-ANNX-000495, version du 21 août 2024) classe notamment à 10 % à emporter les sandwichs, les salades vendues avec des couverts, les frites, pizzas et quiches destinées à une consommation immédiate, les glaces à l'unité (cornet, pot individuel de moins de 200 ml) et les boissons sans alcool servies dans un gobelet ou un verre ; à 5,5 %, le pain, les viennoiseries et pâtisseries sucrées, et les boissons sans alcool en bouteille, canette ou brique.
Une même vente mêle souvent plusieurs taux, et le même produit peut changer de taux : une part de gâteau mangée sur place est à 10 %, emportée à 5,5 % selon le tableau du BOFiP ; une canette vendue seule est à 5,5 %. Paramétrez-les dans votre caisse dès l'ouverture, et faites valider par votre expert-comptable la répartition du prix d'une formule à prix unique (un menu avec une canette, une galette avec une bolée de cidre).
Les articles 278-0 bis et 279 doivent être abrogés au 1er janvier 2027, leurs règles étant transférées dans un autre code : les références seront à revérifier à cette date.
Vaisselle réemployable et emballages
Depuis le 1er janvier 2023, les établissements de restauration servent les repas et boissons consommés dans l'établissement dans des gobelets (couvercles compris), des assiettes et des récipients réemployables, avec des couverts réemployables (code de l'environnement, art. L. 541-15-10, lu le 5 octobre 2026). L'obligation vise toute activité de restauration sur place, principale ou non, en intérieur ou en extérieur, dès lors qu'elle permet de restaurer simultanément au moins 20 personnes (art. D. 541-342). Le manquement est une contravention de 5e classe (art. R. 541-343). Pour savoir si vous atteignez 20 personnes avec une terrasse, ou avec les tables d'un événement autour d'un camion (qu'elles soient à vous ou à l'organisateur), demandez à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ; sur un événement, demandez aussi à l'organisateur ce qu'il prévoit pour la vaisselle.
Quelle que soit votre taille, la vaisselle jetable en plastique n'est plus mise à disposition : gobelets, verres et assiettes depuis 2020 ; pailles, couverts, couvercles à verre jetables, bâtonnets mélangeurs et contenants en polystyrène expansé destinés à la consommation sur place ou nomade depuis 2021 (art. L. 541-15-10). Demandez à vos fournisseurs la fiche technique de vos emballages à emporter.
Boissons à emporter : quand le client présente son propre récipient réemployable, vous pratiquez un prix plus bas que pour la boisson servie dans un gobelet jetable (même article). À défaut : contravention de 3e classe (art. R. 541-343).
Tickets : vous n'imprimez pas systématiquement le ticket de caisse ni celui du paiement par carte, sauf si le client le demande (art. L. 541-15-10, IV).
Les titres-restaurant
Selon la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR), un restaurateur peut accepter les titres-restaurant sans autorisation administrative préalable. Pour se les faire rembourser, il justifie de sa qualité de restaurateur auprès de la CNTR, avec l'avis de situation au répertoire Sirene de l'Insee, qui porte le code d'activité (APE) de l'établissement, un extrait Kbis (extrait d'immatriculation au registre du commerce) de moins d'un mois et un formulaire de coordonnées. La CNTR informe ensuite les sociétés émettrices ; elle annonce un délai de traitement de 40 jours ouvrés.
Les commerces alimentaires qui ne sont pas des restaurants passent par un agrément de la CNTR, selon la même source. Faites la demande dès l'immatriculation si la clientèle du midi compte pour vous.
Questions fréquentes
La formation hygiène alimentaire est-elle obligatoire pour ouvrir un restaurant ou un snack ?
Oui : un établissement de restauration commerciale (restaurant traditionnel, cafétéria, restauration rapide comme un snack) doit compter au moins une personne formée à l'hygiène alimentaire (code rural, art. D. 233-11). Selon le ministère de l'Agriculture, en sont dispensées les personnes qui justifient de trois ans d'expérience comme gestionnaire ou exploitant dans le secteur alimentaire, ou d'un diplôme listé par l'arrêté du 18 novembre 2024. En cas de doute sur votre activité, interrogez la DDPP.
Combien d'heures dure la formation hygiène alimentaire en restauration ?
14 heures au minimum, dont 2 heures en présentiel par séquence de 7 heures, selon service-public. Depuis le 1er février 2026, la formation hygiène alimentaire est dispensée par un organisme autorisé par le préfet de région, et l'attestation mentionne la date de cette autorisation (code rural, art. D. 233-12). La réglementation ne prévoit ni renouvellement obligatoire ni date limite de validité. La liste des organismes autorisés est publiée sur les sites des DRAAF.
Faut-il déclarer son restaurant à la DDPP ?
Oui, dès que vous préparez ou vendez des aliments qui contiennent des produits d'origine animale (lait, œufs, fromage, viande, poisson). La déclaration à la DDPP se fait avant l'ouverture, en ligne ou avec le formulaire Cerfa 13984*06, puis à chaque changement d'exploitant, d'adresse ou d'activité (service-public, fiche R17520). Outre-mer, elle se fait auprès de la DAAF.
Quels sont les 14 allergènes à signaler au restaurant ?
Les céréales contenant du gluten, les crustacés, les œufs, les poissons, les arachides, le soja, le lait, les fruits à coque, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, les sulfites, le lupin et les mollusques (règlement (UE) n° 1169/2011, liste reprise par service-public). Sur place, l'information sur ces allergènes est donnée par écrit, de façon lisible et visible, ou le client est informé de la façon d'y accéder librement par écrit (code de la consommation, art. R. 412-14).
Faut-il afficher l'origine de la viande en vente à emporter ?
Oui. Un établissement sans salle qui vend seulement à emporter ou en livraison indique l'origine des viandes bovines, porcines, ovines et de volaille avant la commande, y compris à distance (décret n° 2023-492). Les établissements qui servent sur place le font aussi pour leurs ventes à emporter ou en livraison (décret n° 2002-1465), et la viande achetée déjà préparée suit ses propres règles (décret n° 2024-171).
Quel taux de TVA pour un plat à emporter ?
10 % pour un plat ou une boisson sans alcool à emporter préparés en vue d'une consommation immédiate (code général des impôts, art. 279, n), comme une pizza, un sandwich ou un café en gobelet. Les produits sans consommation immédiate, comme le pain, les viennoiseries ou une canette fermée, relèvent du taux de TVA de 5,5 % (art. 278-0 bis) ; les boissons alcooliques sont à 20 %.
La vaisselle réutilisable est-elle obligatoire dans un petit restaurant ?
Oui, dès que l'activité de restauration sur place permet de restaurer simultanément au moins 20 personnes, en intérieur ou en extérieur (code de l'environnement, art. D. 541-342) : les repas et boissons consommés sur place sont alors servis dans une vaisselle réutilisable, avec des couverts réemployables. En dessous de ce seuil, cette obligation ne s'applique pas, mais la vaisselle jetable en plastique reste exclue (art. L. 541-15-10).
Quels prix afficher à l'extérieur d'un café ou d'un restaurant ?
Ceux de la tasse de café noir, du demi de bière à la pression, du flacon de bière, d'un jus de fruit, d'un soda, d'une eau minérale, d'un apéritif anisé, du plat du jour et du sandwich, en caractères d'au moins 1,5 cm (arrêté du 27 mars 1987, art. 2). Un restaurant affiche aussi à l'extérieur ses menus ou cartes du jour pendant le service, au moins à partir de 11 h 30 et de 18 h (art. 4).
Peut-on écrire « fait maison » sur un plat préparé avec des produits achetés ?
Oui, dans certaines limites. Selon service-public (fiche F32212), un plat fait maison est cuisiné sur place à partir de produits crus, mais certains produits peuvent entrer dans la recette sans être bruts, comme le fromage, le beurre, le pain, les pâtes ou le chocolat. Un plat fait d'un seul de ces produits ne peut pas porter la mention « fait maison ».
Faut-il une autorisation pour accepter les titres-restaurant ?
Non, selon la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) : un restaurateur peut accepter les titres-restaurant sans autorisation administrative préalable. Pour en obtenir le remboursement, il justifie de sa qualité de restaurateur auprès de la CNTR, avec l'avis de situation Sirene qui porte le code APE et un extrait Kbis de moins d'un mois. La CNTR annonce un délai de traitement de 40 jours ouvrés.
Sources et méthode
Les articles cités ont été lus sur Légifrance aux dates indiquées dans les sources ; les positions de l'administration (ministère de l'Agriculture, service-public, BOFiP) et de la Commission nationale des titres-restaurant sont présentées comme telles. Les règlements européens sont cités d'après les fiches officielles françaises. Quand aucun texte ne tranche votre cas, nous vous renvoyons vers la DDPP. Les articles 278-0 bis et 279 du code général des impôts doivent être transférés dans un autre code au 1er janvier 2027 : nous revérifierons cette page à cette date. Ce texte est commun aux guides métier d'Auxeli.
Sources consultées
- Légifrance, code rural et de la pêche maritime, art. D. 233-11 (version du 15 décembre 2012), D. 233-12 (version du 8 septembre 2025, décret n° 2025-922) et D. 233-13, lus le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, arrêté du 18 novembre 2024 (liste des diplômes et titres dispensant de la formation en hygiène alimentaire de la restauration commerciale, annexe I), lu le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Ministère de l'Agriculture, « Restauration : quelles obligations en matière de formation à l'hygiène des aliments ? », page du 16 juillet 2026, consultée le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Règles d'hygiène dans la restauration et les commerces alimentaires » (F32189), vérifiée le 12 mars 2024, relue en entier le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Ministère de l'Agriculture, « Alim'confiance : les résultats des contrôles sanitaires accessibles à tous », page du 27 mars 2026, consultée le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Déclaration de manipulation de denrées alimentaires d'origine animale » (Cerfa 13984*06, R17520), vérifiée le 13 octobre 2025, consultée le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, arrêté du 8 juin 2006 relatif à l'agrément sanitaire, art. 12 (version du 20 octobre 2022), lu le 2 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Quels allergènes doivent être mentionnés sur un produit alimentaire ? » (F32192), vérifiée le 23 octobre 2025, consultée le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code de la consommation, art. R. 412-11 à R. 412-16 (version du 1er juillet 2016), lus le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002 (version du 19 février 2025), décret n° 2023-492 du 21 juin 2023 (version du 10 juillet 2024) et décret n° 2024-171 du 4 mars 2024, lus le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code pénal, art. 131-13 (version du 1er avril 2005), lu le 4 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Conditions d'utilisation du logo « fait maison » en restauration » (F32212), vérifiée le 12 décembre 2025, consultée le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, arrêté du 27 mars 1987 relatif à l'affichage des prix dans les établissements servant des repas, denrées ou boissons à consommer sur place, art. 1 à 6 (art. 2 dans sa version du 3 août 1990), lu le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code de l'environnement, art. L. 541-15-10 (version du 3 mai 2025), D. 541-342 et R. 541-343 (versions du 1er janvier 2023), lus le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Légifrance, code général des impôts, art. 279 (version du 1er mars 2026, lu le 4 octobre 2026) et 278-0 bis (version du 1er mars 2026, lu le 5 octobre 2026), tous deux abrogés au 1er janvier 2027 (ordonnance n° 2025-1247) (nouvel onglet)
- BOFiP, BOI-ANNX-000495, tableau des taux de TVA des produits alimentaires préparés (version du 21 août 2024), consulté le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
- Commission nationale des titres-restaurant (CNTR), page « Restaurateurs », consultée le 5 octobre 2026 (nouvel onglet)
Dernière vérification de cette page : 5 octobre 2026. Notre démarche est décrite sur la page méthodologie.